Encadré par le feuillage…on dirait un nid d’oiseau

Souvent, on oppose à la vie urbaine bétonnée, artificielle et superficielle une vie à la campagne qui serait verte, vivante et vraie. Et pourtant, chaque matin, j’arrive à avoir ma petite minute nature, sur la route du travail. Ce n’est pas très long mais j’apprécie ce moment particulier.

Cette bulle verte est située en plein coeur de la ville. Juste derrière ces buissons, il y a un millier de voitures en furie qui passent toute la journée et derrière les grands bâtiments, il y a aussi un autre millier de voitures et de grandes infrastructures qui font une ville.

Sur cinq cent mètres de long (à peu près, je n’ai pas vraiment le compas dans l’oeil 😆 ),  c’est une rangée de plantes, de fleurs et de graines sur des étals. On dirait un jardin, une promenade fleurie. C’est un réel plaisir de passer par ce parterre de couleurs, avec le bourdonnement des abeilles qui butinent ici et là, et les plantes qui de l’état de graine, bourgeonnent et même pour certaines fleurissent!

En réalité (bouhhhh), ce sont des magasins spécialistes du jardinage qui sont installés le long des quais de la Seine, plus particulièrement quai de la Mégisserie. Malheureusement cet oasis de verdure est éphémère et ne peut être apprécié que le jour…aux horaires d’ouverture de ces magasins. Le soir venu, toutes ces plantes sont rentrées dans quelques sombres entrepôts et laissent la ville reprendre ses droits sur son territoire, le temps de la nuit.

 

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Ma première année

Souvent, l’on se pose cette question : si vous avez la possibilité de changer quelque chose dans votre vie, vous feriez quoi ? Et ben, soit on a une multitude de réponses et on ne sait plus laquelle choisir, soit on sourit et on dit : rien. Figurez vous qu’il m’arrive souvent de me poser cette même question, et si la plupart du temps et d’une manière générale je réponds non, en ce qui concerne la thèse, j’aurais quand même changé quelque chose, si j’avais la possibilité de retourner dans le passé : ma première année de thèse !

Je tiens à rappeler que je n’ai pas vraiment l’intention d’adopter un ton moralisateur dans ce blog. Le but premier est de partager cette « expérience » à ceux qui y étaient, y sont, y seront peut être ou tout simplement à ceux qui sont proches de gens qui y étaient, y sont, y seront peut être.

Et donc, ma première année de thèse…ce fut une année sabbatique, et avec le recul, je comprends que c’est le meilleur moyen de mal commencer une thèse, c’est en partie pour cela que le conseil numéro 1 c’était : il faut commencer dès le départ.

Depuis la soutenance de mon mémoire de fin d’études en maîtrise, je n’ai pas vraiment eu le temps de souffler. A peine l’encre des délibérations était sec, j’ai pris l’avion pour continuer mes études universitaires dans une université étrangère dans une immense ville d’un pays qui m’était étranger. Durant cette année universitaire, j’ai dû apprendre à un rythme différent, avec des moyens différents et un mode de vie assez différent de celui auquel j’ai été habitué. L’année d’après, j’ai exploré une autre facette de mon domaine. Pendant ces deux années, je n’ai pas vraiment eu le temps de me poser. Entre les cours à assimiler, les exposés et les dossiers à préparer, certains rattrapages de cours à faire personnellement parce que la matière n’était pas au programme à Mada mais déjà considérée comme acquise par les professeurs et enfin et surtout les mémoires de fins d’études et le rapport de stage à rédiger, je n’ai pas vraiment eu le temps d’apprécier le fait de vivre une autre vie dans un autre pays (sans parler de toutes les démarches administratives à effectuer en tant qu’étudiant étranger dans ce pays).

Puis, de fil en aiguille, est venue la décision de faire la thèse. Entre le moment où l’on décide de faire une thèse et l’inscription définitive, il y a plusieurs moments à gérer et un parcours à faire. En effet, il ne suffit pas de vouloir la faire, il faut aussi trouver :

–       le professeur qui a les compétences et la capacité  de vous diriger et qui, accepte de le faire,

–       le sujet de vos travaux de recherche,

Une fois ces deux éléments réunis, la procédure d’inscription se déroule plus ou moins facilement au niveau de l’administration.

Et donc, ayant fraîchement réussi mon année sur l’Environnement et le patrimoine industriel, j’ai décidé de faire un doctorat en droit. Une fois la décision personnelle prise, il fallait « juste » trouver un sujet, et présenter un bon projet de recherche et trouver le (la) professeur qui accepterait de me diriger. En ce qui concerne le sujet, cela a été assez facile : cela faisait un bon moment que j’ai orienté mes choix, même si à l’époque, ce n’était pas aussi évident et que la matière n’était pas encore aussi « populaire » qu’elle l’est maintenant. Je me souviens encore de mon passage au consulat quand j’ai déposé mon dossier de demande de visa et que la personne à l’accueil a appelé son chef parce que l’intitulé de la filière que j’ai choisie lui paraissait singulier et que le chef à son tour m’a demandée si ça existait comme branche du droit.

Une fois le sujet choisi, il fallait travailler pour produire un projet de recherche intéressant et suscitant la curiosité. Et là, les problèmes ont commencé parce que quand bien même le sujet semblait frais et pas encore traité, il n’y avait pas assez de matière pour étoffer un bon projet de recherche. Mais avec un peu d’effort et beaucoup d’imagination, j’ai quand même réussi à présenter un projet valable.

Par la suite, en ce qui concerne le choix du (de la) professeur, ça été aussi assez difficile. Mais avec le recul, je me rends compte que la difficulté que j’avais à l’époque était plus due à mes peurs et appréhensions qu’aux professeurs eux-mêmes. Et donc, après des semaines d’angoisse et de questionnements, je me suis un jour décidée à franchir le pas et à demander à une professeure si elle accepterait de me diriger. (Je crois aussi que c’est l’approche de la date de fin d’inscription en première année de thèse qui m’a donné assez de courage pour y aller). Et contrairement à ce que je pensais, elle était d’accord…mais avant de donner son accord définitif, elle m’a longuement questionné sur mes motivations, les moyens dont je disposais pour réaliser cette thèse, et surtout, elle m’a expliqué ce que cela impliquait que de faire une thèse. ( « est ce que vous êtes prête à consacrer les trois prochaines années à votre sujet ? vous allez y penser chaque jour, et y travailler chaque jour ces prochaines années ? avez vous les moyens de ne pas travailler pendant ces prochaines années et de ne pas vous soucier du quotidien ? vu votre sujet, avez vous assez de matières pour en faire une thèse ? … la thèse c’est un travail à plein temps » ).

A l’époque, je pensais juste que c’était un moyen de me décourager de faire la thèse (même maintenant quand on me demande mon avis sur le fait d’en faire une ou pas, je pose les mêmes questions, parfois je donne l’impression de décourager la personne, alors que ce n’est pas le but), mais en fait, ce qu’il aurait fallu que je retienne à l’époque, c’est que cette personne a l’habitude de diriger des personnes qui font des thèses et elle même a déjà fait une thèse, et donc, elle a plus d’expérience et connaît les tenants et aboutissants, et que par conséquent, il faut lui faire confiance

Si jeunesse savait !

Donc, j’ai réussi à faire mon inscription en thèse cette année là et je voulais prendre mon souffle avant de commencer. Il aurait peut être fallu que je prenne mon souffle moins longtemps.

Après la fin de la procédure administrative pour mon inscription au mois de novembre, je suis restée en stand-by parce que les fêtes de fin d’année approchaient. Evidemment, j’ai passé les fêtes de fin d’année à ne rien faire. Après les fêtes de fin d’année, je suis rentrée chez moi, à Mada,  « pour chercher les documents et les contacts nécessaires à mon sujet ». Sur les deux mois et demie que j’ai passé là bas, j’ai du en tout et pour tout utiliser deux semaines pour les dites recherches. A mon retour, j’ai trouvé un petit boulot qui, de par sa nature, inversait les rythmes de mes journées : je dormais une grande partie de la journée parce que je venais travailler de très bon matin. Durant cette époque, je passais de temps en temps à la bibliothèque avec une petite liste d’articles à chercher et de livres à lire. Quand je trouvais un article intéressant et avais fini de le lire, j’estimais que la semaine était bien remplie. Puis, le temps passait, le printemps est arrivé, et sans crier gare, les vacances d’été aussi. A l’heure du bilan, et surtout parce qu’il fallait bien prendre contact avec la prof pour pouvoir s’inscrire en deuxième année, et quand on prend contact, il faut toujours avoir quelque chose à présenter, j’étais bien forcée de constater que je n’ai strictement rien fait. Et maintenant, je me rends compte que c’est handicapant et que c’était une erreur. Et qu’il faudra alors faire en une année tout ce qu’il y avait à faire en première année et tout ce qu’il y a à faire en deuxième année.

En tout et pour tout, pendant ma première année : j’ai dû lire deux ou trois livres qui ne se rapportaient pas directement à mon sujet, photocopié une vingtaine d’articles, photocopié sans avoir lu des centaines de pages de documentations venant de Mada. La personne qui me dirigeait pensait que j’ai déjà fini ma phase de documentation.

Donc, si j’avais le pouvoir de changer quelque chose, ce serait mon faux départ. J’aurais pris plus au sérieux la première année, j’aurais commencé à point.

Rien ne sert de courir, il faut partir à point

Le temps, un allié ?

La procrastination est définie comme la tendance à tout remettre au lendemain, à ajourner la liste des choses à faire, et quand, en théorie, un délai de 3 ans vous est attribué pour finir d’écrire « votre livre », il est très facile de toujours tout remettre au lendemain…et de penser « j’ai le temps…tout le temps qu’il me faut ». Mais là est le piège ! Le facteur temps est un des facteurs les plus importants. Si au début, il est perçu comme un allié infaillible, au milieu, il commence à peser lourd dans la balance, pour constituer à la fin un véritable ennemi.

Savoir et pouvoir gérer son temps devient vite une clé de la réussite de la thèse.

Dans les textes, il est attribué 3 ans au doctorant pour finir ses recherches et présenter les résultats de ces recherches. Dans la réalité, rares sont les personnes qui réussissent à finir dans ce temps, quelle en est la raison ? Jusqu’à présent, il m’est difficile de répondre à la question. Toujours est- t- il que j’ai déjà dépassé les 3 ans qui m’ont été attribuée mais même avec le recul, je ne pense pas que je les aurais fini à temps, même si je pouvais repartir dans le passé et me donner les quelques conseils qui suivent. (lol)

Conseil n°1 : ne pas rater le départ du train.

« Rien ne sert de courir, il faut partir à point ». C’est vrai pour toute chose, ça l’est encore plus pour une thèse. Rien ne sert de courir, il faut prendre le bon départ dès la première année. Et il faut commencer les travaux de recherche dès cette première année là :)

La première année de thèse est souvent marquée par le syndrome du « je viens de finir mon master, de trimer dur pour finir à temps le mémoire et encore plus pour fournir un excellent projet de recherche à mon professeur, j’ai besoin de souffler un peu ! ». C’est tout à fait compréhensible. Après une dure année, l’on ne demande souvent rien d’autre qu’à s’aérer, et à prendre un peu de vacances. Mais souvenez vous d’une chose : profitez au maximum de ces dernières vacances là…C’est fortement conseillé. Pendant les prochaines années qui s’annoncent, aucune vacance ne sera vraiment appréciée à sa juste valeur.

Une fois embarqué dans le train « thèse », il y aura des arrêts, des ralentissements, mais le train ne s’arrête vraiment qu’en gare terminus que celle-ci s’appelle « Soutenance » ou « Abandon ».

Leurs ancêtres les Gaulois

« Ha! Mais vous déterrez les cadavres, vous!!!! » : c’est par ces mots que j’ai été accueillie par des collègues un jour en allant au boulot. Désireux de me raconter ce qu’ils ont appris par un documentaire sur Madagascar, que je devine sur le famadihana, ils ont posé de nombreuses questions mi-dégoûtés, mi-fascinés. Il faut dire que c’est presque toujours le même refrain quand il y a ce genre de documentaires qui passent à la télé: ils se rappellent que j’ai un nom très long (et je ne cesse à chaque fois de dire qu’il est peut être long mais il a une signification particulière) et donc, que je suis Malgache, ils me racontent ce qui a été vu et entendu, et ils interprètent par la suite à leur sauce ce qu’ils en ont retenu. Il ne faut pas blâmer ce qu’ils ont vu. Non, ces documentaires ne sont pas toujours mal faits, au contraire, mais les gestes, les significations et l’importance des choses sont perçues autrement quand tu baignes dans cette culture là depuis la tendre enfance et quand on t’y inities en deux tours d’horloge.

Là où ils ne trouvent qu’une cérémonie barbare, à la limite du glauque, la Malgache en moi voit une communion entre ceux qui sont encore restés et ceux qui sont déjà partis, un hommage à ces membres de la famille qui nous ont précédés et qui continuent à répandre sur nous leurs bénédictions et leurs bienveillances.

Cette différence de point de vue sur la mort (et ainsi, sur ceux qui sont partis) trouve peut être son explication dans la différence de considération que les uns et les autres ont de la vie. En effet, pour le Malgache, l’esprit de famille et la cohésion familiale ne sont pas de vains mots. D’ailleurs, il y a un proverbe malgache qui illustre parfaitement cet état d’esprit: velona iray trano, maty iray fasana (on se retrouve dans la même maison de notre vivant et on est dans le même tombeau une fois qu’on meurt). Vivre chacun pour soi de son côté pour les membres d’une même famille n’est pas aussi facile et évident à Madagascar que la situation l’est sous d’autres cieux (où vivre chez les parents jusqu’à un certain âge paraît comme une honte ou du moins un phénomène). L’on peut arguer de la difficulté d’acquérir une indépendance financière pour les uns et les autres, ou d’une culture qui infantilise et castre toute velléité d’indépendance chez les jeunes.

Coinçée que je suis, j’aime à penser que cette conception de la famille chez les Malgaches dénote un vouloir vivre ensemble naturel et surtout une préoccupation que les uns ont envers les autres (fifampitsinjovana, valim-babena) et que cette réciprocité continue même au-delà du passage vers l’Au- Delà, aussi primaire, barbare et glauque que cela puisse paraître pour les gens de l’extérieur. C’est ainsi que lors de la fameuse canicule de 2003, où pas moins de 70 000 personnes ont perdu la vie en Europe, il a été difficile pour moi de comprendre comment des grands-pères et des grands-mères et des parents ont pu rester autant de temps (parce que la mort par déshydratation n’est pas rapide je pense, sans avoir fait des études de médecine) sans que personne ne vienne prendre de leurs nouvelles ou s’occuper d’eux. (Il y a même ceux dont les dépouilles n’ont pas été réclamées par leurs familles et qui ont dû être mis en terre sans qu’aucun de ses enfants, petits-enfants, neveux, nièces ne daigne venir).

Il faut peut être y voir en premier lieu, les méfaits de cette culture de l’indépendance et de l’individualisme qui leur sont inculqués dès le plus jeune âge. Pour la caricature: bébés, ils sont mis à la crèche, enfants, ils sont éduqués par des nounous, adolescents, ils partent en vacances avec les amis, le bac en poche, ils s’en vont du cocon familial, adultes, c’est chacun pour sa propre famille, sauf pendant Noël (parce que le Nouvel An c’est avec les amis) et autres évènements familiaux. Sans prétendre généraliser, à Madagascar, il y a toujours la grand-mère, le grand-père, la tante qui acceptent de donner un coup de main pour le bébé. Les vacances se passent chez les grands-parents ou quelqu’un de la famille avec tous les cousins et cousines. Et la plupart du temps (même si ça commence à changer), l’on ne sort du cocon familial que pour rejoindre notre propre foyer que l’on aura fondé. Evidement, tout évènement est bon pour se voir tous ensemble (même juste le dimanche lorsque l’on sort de l’Eglise et du Temple). En second lieu, les rituels et fomba lors de la perte d’être chers sont radicalement différents, si à Madagascar, et sauf exceptions, c’est la famille qui s’occupe d’apprêter le(la) défunt(e) pour son dernier voyage, et qu’on veille sur celui-ci (celle-là) et qu’enfin on le raccompagne par force de chants et prières pour qu’il (elle) atteigne convenablement la terre des ancêtres, il en est différemment sous d’autres cieux où une multitude de professionnels s’occupent de tout bien faire (« c’était un bel enterrement! ») dans les lieux dédiés loués ou achetés et après, il reste les diverses occasions pour fleurir les tombeaux.

En définitive, chaque culture est différente mais j’aime à penser que le cercle familial malgache est un cercle vertueux dans lequel les ancêtres (ny razam-be) s’occupent de veiller sur leurs descendants, qui à leur tour s’occupent de leur rendre hommage. Et l’on s’occupe aussi bien des ray aman-dreny (littéralement les pères et mères mais désigne en général les personnes âgées de la famille) que des fara aman-dimby (la jeune génération appelée à succéder). Ce n’est ni glauque, ni primaire, ni calculé, c’est juste un espèce d’amour fraternel et familial non exprimé mais ô combien ressenti.

Regroupement…

Avant d’être ici, j’étais sur d’autres plateformes et gérais tant bien que mal d’autres bulles. J’ai décidé de tout regrouper dans ce lieu unique, et donc, ne vous étonnez pas de voir un torrent de nouveaux articles dans les prochains jours…ils proviennent des autres bulles…ce sera plus facile, plus varié aussi sûrement! il y en a qui datent sûrement mais j’y tiens finalement :wouarf:

Re-modification (juin 2012): finalement, j’ai retiré une catégorie (Alors, la thèse ça avance?) de cette bulle…j’ai l’impression qu’elle fait un peu tâche avec le ton général du blog et qu’à la fin, elle ne s’articule pas vraiment avec tout, je vais peut être en créer un autre spécialement consacré à ce thème…je vous tiendrais au courant bien évidemment!

Zarazarao e!*

* Allez, on partage!

Côté pile

A la mi-décembre de l’année 2010, un livre sur les relations entre Madagascar et l’Afrique attire mon attention. Il est localisé dans le catalogue des Bibliothèques municipales de Paris et est, selon le site, en emprunt jusqu’à la mi-décembre. Voulant profiter de la possibilité de réserver l’ouvrage afin de pouvoir le consulter dès son retour dans les rayons, je me déplace jusqu’à la bibliothèque en question. Le fait de m’être perdue dans cet arrondissement que je ne connaissais pas vraiment et d’avoir traversé cette ville du sud au nord-est ne m’ont pas découragée. Sur place, toutes les formalités sont faites pour la réservation de l’ouvrage, et après vérification, il devrait être de retour deux jours après mon passage. La bibliothèque me préviendrait dès qu’il sera disponible. Mais voilà…deux ans après, j’attends toujours…parce que la personne qui l’a emprunté n’a pas rendu le livre. Encore une victime de ce pillage des sources sur Madagascar.

Pages arrachées, coupées aux lames, livres manquants ou n’ayant jamais été rendus, il est souvent assez difficile d’avoir accès à certains ouvrages, articles écrits sur Madagascar. Ces disparitions concernent pêle-mêle des articles dans des revues ou des ouvrages collectifs (si si…le livre est disponible mais celui qui vous intéresse, celui qui concerne Madagascar est aux abonnés absents…déchirés), des livres rares qui ne sont plus réédités (souvent répertoriés mais dans la catégorie manquants dans les catalogues), ou des livres plus récents.

C’est dommage et vraiment rageant (des fois)! Certaines personnes, par un pur égoïsme qui les incite à voir seulement le bout de leur bibliothèque personnelle, n’ont pas conscience que ce sont des biens communs à tous, que la photocopie ce n’est pas seulement pour les cours que l’on rate et qu’enfin, accessoirement, voler ce n’est pas bien :p !

Côté face

Heureusement, par la magie du numérique, certains ouvrages sont disponibles en ligne. Voici quelques sites qui proposent des ouvrages, mémoires et thèses sur Madagascar.

MADADOC
http://www.madadoc.mg

FONDS GRANDIDIER
http://www.fonds-grandidier.mg/
http://www.refer.mg/mbeoi/index.cgi

BIBLIOTHEQUE MALGACHE
http://www.bibliothequemalgache.com/

BIBLIOTHEQUE DES SAVOIRS EN PARTAGE
http://www.bibliotheque.auf.org/

PORTAIL DU SAVOIR EN PARTAGE
http://www.savoirsenpartage.auf.org/

FONDS PATRIMONIAUX
http://www.fonds-patrimoniaux.mg

CYBERTHESES, MADAREVUES
http://theses.recherches.gov.mg
http://madarevues.recherches.gov.mg

GALLICA
http://gallica.bnf.fr

THE INTERNET ARCHIVE
http://www.archive.org/

Sinon, il y a la Bibliothèque Universitaire des Langues et Civilisations (BULAC) qui vient d’ouvrir dans le 13ème arrondissement de Paris. Elle met à disposition un large éventail d’ouvrages sur Madagascar. Les modalités d’inscription sont disponibles sur leur site. Et en rayon, il y a même des romans d’E.D Andriamalala ou de Clarisse Ratsifandrihamanana ou même la fameuse histoire de Bina sy Kemba :D. Mais, pitié, ne pillez pas ce fonds là même si vous y trouver la perle rare que vous poursuivez depuis plusieurs années. Faites un sacrifice…investissez dans les cartes photocopies