Dans les salles obscures

Un endroit que j’apprécie particulièrement, et que j’aime d’autant que je sais que plus tard, je n’y aurais peut être plus accès: une salle de cinéma.

J’apprécie ce moment le plus souvent en solitaire, ça ne me gêne pas plus que ça (même s’il y a des gens qui trouvent cela pathétique et triste). Les sorties ciné en groupe sont un peu pénibles, surtout au niveau du choix du film, du choix des sièges. Alors que toute seule ou juste à deux…bah…

J’ai mon petit rituel:

– jamais le jour de sortie des films (exception faite pour de rares films dont je suis VRAIMENT fan)

– si possible, pas aux heures où les gens vont au ciné (afin d’éviter le concours du je mets  plus rapidement que mes voisins mes coudes sur l’accoudoir en commun, parce qu’à ce jeu là je perds souvent/ et parce que je n’aime pas entendre le bruit qu’ils font quand ils mangent des pop corn, ni les différents autres bruits qu’ils font)

– de préférence, arriver avant la séance afin de ne pas rater les pubs et les bandes annonces (mais là, c’est vraiment un voeux pieux parce que finalement, j’arrive presque toujours en retard pas pour le film…pour les pubs et bandes annonces 😆 )

– et enfin, pas d’achat de pop corn, ni de boissons à leur comptoir…C’est trop cher!

 

Ps: j’en profite pour inaugurer une nouvelle catégorie dans le blog: Dans les salles obscures, j’y raconterais les différents films, documentaires que j’aurais vu ici et là 🙂

 

 

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Sarotiny alohan’ny (miaraka amin’ny) tompony

Fotoam-pifidianana aty an-tanin’olona aty amin’izao fotoana izao. Samy maneho ny heviny sy manohana ny saovaliny ny tsirairay. Misy tranga-javatra mahagaga ahy kosa anefa amin’izany rehetra izany. Marihina mialoha eto fa tsy misy fialonana velively ny tenako, na alahelo an-kanina, na inona fa fomba fijeriko manokana ny eto ary mba tiako hampitaina. Tsy izany fa dia talanjona sy gaga ny tena mahita ireo Malagasy sasany izay miaro mafy tokoa ny firehan-kevitra ankavanana. Malagasy izy an’endrika, ary Malagasy anarana, fa zany hoe vazaha taratasy angaha ka afaka mifidy sy manohy ny heviny amin’izato fifidianana. Tsy misy fanenjehana velively amin’ny maha-vazaha taratasy azy akory: izay no anjarany, aiza ny olana? fa eo amin’ilay firehan-kevitra no mahagaga. Satria ny hery an-kavanana tompoko dia ireo izay milaza fa dia ny mety kokoa hoan’ny vahiny ny mody an-taniny, tsy mitsetra ny harena sy fanampiana misy eto amin’ny tanin’ny vazaha.

Amin’ny fo tsy miangatra, amin’ny fomba ahoana kay no tena ahafahako milaza (raha ohatra ka maka an’ilay toeran’ilay Gasy vazaha taratasy aho) amin’ireo lazaina hoe vahiny hoe mandehana ianareo mody, manasoa ny tanindrazana? Hoe tsy ilaina ny vahiny izay manao mora manana an-tanin’olona  an-taniny? Hoe tsy mety raha ny avy amin’ny ankavia no tafakatra fa raha izany no mitranga dia hahazo taratasy ara-dalàna daholo ireo vahiny izay minia mipetraka eto na dia tsy manana alalana amin’izany aza?  Fa alohan’ny naha-« tompon-tany » anao anie ianao dia mba « vahiny » koa e, sa ve rehefa azo le taratasy dia voafafa toy ny tsy nisy avokoa le nahavahiny anao teo aloha?

Tena tsy takatry ny saiko…niezaka aho fa tsy mety azoko hoe amin’ny fomba ahoana olona izay mitovy rà sy tanindrazana (fahiny?) aminao no handeha handetika anao rehefa nahazo filazana amin’ny taratasy izy fa dia tera-tany amin’ny andafin’ny riaka. Izay angamba le hoe « tafita » ny olona ary tsy eo amin’ny toerany aho ka izay ngamba no tsy ahazoko an-tsaina izany.

Facebook, je ne t’aime plus (trop)…et je ne te quitte pas (pas encore)

Très cher Facebook,

Dans quelques mois, on fêtera nos 5 ans de vie commune et partagée et à l’heure du bilan je dois avouer que je t’aimais bien avant, j’étais même accro, mais voilà, je constate que de plus en plus, je décroche et il m’arrive même de ne plus te visiter. C’est dur je sais, mais c’est comme ça.

Je t’aimais bien avant parce qu’on pouvait garder le contact de manière gratuite et « presque » instantanée avec la famille et les amis de par le monde. J’étais reconnaissante parce qu’on pouvait renouer contact avec certaines personnes perdues de vue pour cause de choix de filière différents ou autre moment de la vie qui font que…Et enfin, j’étais accro parce que la pluralité des gens dans la liste de contacts équivalait aussi à une multitude de goûts, de centres d’intérêt et d’informations pertinentes, insolites ou passées inaperçues et du coup, c’était assez diversifié et intéressant.

Mais tout ça c’est du passé, oubliées les heures d’insomnie passées à naviguer en ton sein, finies les conversations interminables et les échanges sur les posts…parce que le désintéressement et le désenchantement guettent.

En effet, ça devient de plus en plus pénible de te visiter, un réseau social sensé aider à « rester en contact avec les personnes qui comptent ». Tu es devenu un album photo géant, planétaire et instantané . On bénéficie, à la minute près (pour ceux qui ont téléphones connectés à Internet), ou au pire avec 3 à 4 jours de retard, d’un reportage live de chaque moment de la vie de certaines personnes dans la liste de contact (on a fait un pique-nique ou on était à une fête, j’ai préparé ce plat, on a ri, on a joué, on était sur cette voiture, voilà ce qu’on a vu sur le trajet, ahhhh une plaque insolite,ahhh elle était trop drôle cette blague qu’untel a dit à cet endroit…). Facebook, tu es un lieu de partage, oui, on est en contact, oui, mais pitié, cela ne veut pas dire que chaque détail de la vie et des fêtes de mes contacts m’intéresse 😀

Ensuite, tu es devenu comme un genre de défouloir, ou de faire-valoir (cochez la bonne réponse) pour un bon nombre de desperate housewives, de supers mômans ou de fashion victim (même si la plupart sont des victimes de leur fantasme et de leur envie parce que oui, se faire tagguer sur une photo de la dernière paire de chaussures sensées être de luxe ne signifie pas vraiment que …). C’est un peu lourd de voir ces brochettes de femmes se féliciter, se jeter des fleurs et se complimenter sur leurs vies (oh que tu as un mari prévenant, plein d’amours, ohhhhh que vous êtes mignons et que vous êtes beaux et parfaits, ohhhhh tu as de la chance avec ta famille, ohhhhhh que nous sommes fortes d’être mamans, de travailler et de tout faire en même temps). Et quand ce n’est pas toute la meute qui s’envoie des bouquets, c’est la louve solitaire qui, cherchant réconfort ou soutien, écrit invariablement un statut qui ne peut que susciter réaction (ohhh mais c’est un salaud, oh mais tu vas être forte ma chérie, oh, mais pourquoi, toi qui es si gentille et eux si méchants…). Sans parler des « mpaka 19 » professionnels qui savent bien lécher dans le sens du poil, « like » et ont toujours le petit mot pour dire que oui, ils ont bien compris à quel point la personne souffrait, était trop bonne mais se faisait arnaquer. Les gars, ils sont moins dans ce mouvement, ils sont plus dans le « je vais sortir, je vais boire toutes ces bouteilles, ou j’ai bu toutes ces bouteilles…etc… » Ok, la vie est dure mais sérieusement, c’est difficile de croire qu’elle n’est faite que de bons moments ni que de mauvais moments…nous restons en contact, mais certains états d’âme sont aussi faits pour rester dans votre jardin secret, certains pans de la vie ne sont pas destinés à être publiés au vu et au su de tous. Et enfin, préserver sa vie privée, ça signifie quand même quelque chose ou bien il faut s’abonner au star systèm avec les paparazzi et tout, juste pour montrer qu’on est hype, friqué et beau, jeune et joli et en bonne santé…

Et enfin, même au temps de Caramail (un temps que les moins de 25 ans n’ont pas connu), les chaînes de mail prédisant malheur et richesse ont été moins bien traitées que ces mêmes chaînes diaboliques le sont aujourd’hui sur toi, Facebook. Qui n’a pas encore vu le fameux « on connaît, on a tous connu, on va connaître, quelqu’un qui va faire quelque chose, qui est/sera malade…90% n’oseront pas…je sais que très peu le mettront en statut… » . De même, certaines photos issues de sites qu’on ne visitait pas avant parce que glauque, pathétique et pas intéressantes défilent et sont en « highlitht » dans le « feed story » juste parce que une dizaine de personnes dans la liste de contact croient réellement qu’un clic sur la photo d’un enfant malade, battu, affamé va réellement changer quelque chose. Non, les gens, le fait de cliquer sur j’aime, d’avoir pitié et de s’indigner dans les commentaires ne va rien changer du tout (Il y aura toujours une annonce officielle dans ce cas, pas des « j’ai entendu dire que », ou vérifiez au-près de Hoaxbuster qui vérifie les buzz et infos qui circulent sur Internet), mais on sait bien, que toi, Facebook, ne va pas verser un kopek pour l’opération de cette personne combien même la photo a été aimé, partagé mille fois.

Pour finir, je t’adorais Facebook, j’avais l’impression d’être tout près de tous mes amis et de toute ma famille, mais finalement, cet enthousiasme s’est éteint, et le désamour s’installe de plus en plus. Les baobabs (moi-je moi-je), prédicateurs (repentez-vous, oh les vilains pêcheurs, vous allez être punis pour vos péchés)  et autres businessmen (vends truc machin chose, prix en mp) sans parler des passionnés de la photo qui nous demandent toujours des avis sur la-super-photo-que-j’ai-pris-et-que-si-vous-dites-un-truc-qui-ne-me-plaît-pas-j’enlève ont eu raison de ma passion et de mon addiction. Je te visite encore de temps en temps, mais juste le temps de prendre les nouvelles, les vraies…le temps que les adeptes des proverbes de la mort qui tue, des what i think what i do, les « vis ma vie, je suis trop bien et je veux absolument le montrer au monde entier » se lassent et te laissent tomber.

Likement,

Celle que l’on croit toujours être connectée

Ps: oui, je suis peut être cynique et associale au fond 😀