Piozila! (ceci est un jeu!!!)

Vive les vacances! … du moins, pour ceux qui ont la chance de faire une pause dans le train train quotidien! et même pour ceux qui n’y sont pas, c’est toujours le moment de vivre  un peu plus au ralenti! Pendant cette période, on cherche souvent à s’occuper et à meubler le temps, je vous propose donc un petit jeu!

Faisons un piozila! (pour ceux qui n’ont pas compris, piozila veut dire puzzle en français, ou du moins, c’est comme cela qu’un quotidien malgache a intitulé son jeu de puzzle, après je pense qu’en bon malgache cela peut s’appeler : mamerina ny mikorontana amin’ny toerany? mamerina ny hampahany amin’ny toerany mampilamina ny rehetra?)

Donc, le jeu est assez simple! D’un côté, je vous donne plusieurs phrases (ensemble P) et de l’autre, je vous donne une seule phrase (phrase S) et on verra ensemble si les phrases réarrangées de l’ensemble P peuvent correspondre à la phrase cohérente S : c’est à dire si les éléments de l’ensemble P ont pu, grâce à un petit piozila donner la phrase S.

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Ensemble P :

Elément 1: La diffamation commise par l’un des moyens énoncés en l’article 23 envers les cours, les tribunaux, les armées de terre, de mer ou de l’air, les corps constitués et les administrations publiques, sera punie d’une amende de 45 000 euros.

Elément 2 : Sera punie de la même peine, la diffamation commise par les mêmes moyens, à raison de leurs fonctions ou de leur qualité, envers le Président de la République, un ou plusieurs membres du ministère, un ou plusieurs membres de l’une ou de l’autre Chambre, un fonctionnaire public, un dépositaire ou agent de l’autorité publique, un ministre de l’un des cultes salariés par l’Etat, un citoyen chargé d’un service ou d’un mandat public temporaire ou permanent, un juré ou un témoin, à raison de sa déposition.La diffamation contre les mêmes personnes concernant la vie privée relève de l’article 32 ci-après.

Elément 3 : La diffamation commise envers les particuliers par l’un des moyens énoncés en l’article 23 sera punie d’une amende de 12 000 euros.

La diffamation commise par les mêmes moyens envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée sera punie d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende ou de l’une de ces deux peines seulement. Sera punie des peines prévues à l’alinéa précédent la diffamation commise par les mêmes moyens envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation ou identité sexuelle ou de leur handicap.

En cas de condamnation pour l’un des faits prévus par les deux alinéas précédents, le tribunal pourra en outre ordonner : l’affichage ou la diffusion de la décision prononcée dans les conditions prévues par l’article 131-35 du code pénal.

 

 

Phrase S

L’injure ou la diffamation commise envers les Corps constitués, les Cours, les Tribunaux, les Forces Armées nationales ou d’un Etat, les Administrations publiques, les membres du Gouvernement ou de l’Assemblée parlementaire, les fonctionnaires publics, les dépositaires ou agents de l’autorité publique, les citoyens chargés d’un service ou d’un mandat public, temporaire ou permanent, les assesseurs ou les témoins en raison de leurs dépositions, par les moyens de discours,cris ou menaces proférés dans les lieux ou réunions publics, soit par des écrits, imprimés, dessins, gravures, peintures, emblèmes, images ou tout autre support de l’écrit, de la parole ou de l’image vendus ou distribués, mis en vente ou exposés dans les lieux ou réunions publics, soit par des placards ou des affiches exposés au regard du public, soit par le biais d’un support informatique ou électronique, sera punie d’un emprisonnement de deux ans à cinq ans et d’une amende de 2.000.000 Ariary à 100.000.000 Ariary ou l’une de ces peines seulement.

L’injure commise envers les particuliers, par le biais d’un support informatique ou électronique, lorsqu’elle n’aura pas été précédée de provocation, sera punie d’un emprisonnement de six mois à cinq ans et d’une amende de 100 000 Ariary à 10.000.000 Ariary ou l’une de ces peines seulement. L’injure commise dans les conditions prévues à l’alinéa précédent, envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur handicap, de leur origine, de leur appartenance ou non à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, sera punie d’un emprisonnement de deux ans à dix ans et d’une amende de 2.000.000 Ariary à 100.000.000 Ariary d’amende ou de l’une de ces deux peines seulement.

En cas de condamnation pour l’un des faits prévus par les deux alinéas précédents, le tribunal pourra en outre ordonner l’affichage ou la diffusion de la décision prononcée dans les conditions prévues par l’article 50 du Code pénal.

Qui a fini, qui n’a pas fini? 😀

Ok, certains d’entre vous peuvent croire que ce piozila parle du fameux article 20 de la loi sur la cybercriminalité qui vient d’être votée par les parlementaires malgaches, et d’autres vont croire que je vous donne des pistes sur l’authenticité de cette loi, mais non, c’est juste un jeu, un petit piozila…ce n’est même pas un guide hein…c’est un J.E.U!

Soit dit en passant l’ensemble P ne correspond pas du tout aux articles 29 à 32 de la loi française du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse (et encore moins au paragraphe sur les délits contre les personnes) et la phrase S ne correspond pas du tout mais alors pas du tout à l’article 20 de la loi malgache sur la cybercriminalité! Et si vous n’allez pas sur le site de Légifrance, vous aussi serez d’accord avec moi que ce n’est qu’un J.E.U, un P.I.O.Z.I.L.A

😀

ps: la photo a été prise du site Pixabay qui donne accès à des photos libres de droit.

 

 

Une mini-gouttelette dans l’Océan

Suite à une discussion sur l’article de Soahary et au constat final que vaut mieux commencer à essayer de faire les choses à sa portée, au lieu d’attendre d’avoir de grands moyens (du pouvoir?), j’ai décidé de continuer, (re)commencer un blog que j’avais fais sur le plateforme Telomiova. Comme cela fait quelques années, que j’ai perdu mon identifiant, mon mot de passe…et que je viens de constater qu’il n’existe plus ( :p ), j’ai décidé de reprendre le bâton du pèlerin la truelle du maçon et de reconstruire petit à petit.

Visitez-le, faites le connaître si vous avez des amis qui sont aussi dans cette galère, dans cette guerre, dans ce cauchemar, dans ce trip…venez y de temps en temps si vous y êtes vous-mêmes ou si vous ne comprenez pas comment vos amis, qui y sont, peuvent du jour au lendemain changer.

L’idée c’est de partager, de s’entraider…et si jamais, on l’espère, vous avez trouvé quelque chose qui vous a aidée, n’hésitez pas à partager à votre tour, et surtout faites attention au plagiat et autre copier-coller, c’est le mal absolu… :p (oui, c’est un peu mon dada). 

Il ne me reste plus qu’à vous inviter à aller ici 😀 

Parfait n’est pas malgache?…!

On dit souvent que les paraboles et proverbes reflètent la sagesse d’un peuple ou du moins un certain état d’esprit de celui-ci et bien que dans les proverbes malgaches il y a souvent cette sagesse ou un bon état d’esprit…quelques expressions posent néanmoins problème et amènent à se demander s’il ne serait pas utile voire salvateur pour le pays, le peuple et ce qu’on entreprend, que l’on arrête de les prendre pour prétexte pour expliquer, justifier le fait que l’on se prend le mur au bout  évoquer.

– « Tsy mora ny manao zavatra e! » (ce n’est pas facile de réaliser, mener à bout un projet)

– « Mihinam-bary aza misy latsaka e! » (quand on mange un bol de riz, il y a toujours au moins un grain qui tombe à côté)

Vu le nombre de fois où l’on entend ces expressions, surtout dans les discours, c’est à se demander s’il n’est pas fait exprès de faire semblant d’entreprendre et en cas d’échec (assez prévisible parfois) de prendre la carte ce-n’est-pas-ma-faute-tsy-mora-ny-manao-zavatra-e pour expliquer le pourquoi du comment! Pourquoi s’attendre à de mauvais résultats…ou quelque part, pourquoi croire que de bons résultats vont, comme par miracle, s’obtenir si les préparations n’ont pas été bien faites, si le projet n’a pas été bien pensé, planifié et réalisé?

Imaginons ce qui se serait passé si Obama avait dit en 2008 : Yes we can…but (…you know, it’s really difficult to do things!), si Martin Luther King avait clamé I have a dream…but (… it’s not really easy you know!). Ils étaient dans l’affirmation… Yes we can…I have a dream!!!

Nous Malgaches,

On prend trop l’habitude de faire les choses en amateur, et, dans ces cas, d’être très indulgent : laissons les faire d’abord, après on verra, puis, quand tout ne se passe bien, on dit : ce n’est pas grave…mihinam-bary aza misy latsaka e!

On aime bien « essayer de faire »…ao ary fa hezahana hatao e! , mais pas de suite « faire »… ao ary hatao!

On se contente des lumières de la vie…ou des étoiles quand on peut viser la lune…

C’est parce qu’on n’a pas confiance en nous? parce qu’on n’est pas assez rigoureux? parce qu’on est fataliste? parce qu’on se contente du peu? ou parce qu’on a tellement l’habitude d’être et de vivre dans le « eo ho eo »?

 

 

 

Petite, Internet peut être ton meilleur ami…ou ton pire cauchemar

Très chère petite,

Je t’écris cette lettre pour te mettre en garde contre cette Toile planétaire dont tu ne semble mesurer ni l’ampleur ni le danger. Je ne te fais pas la morale et ne prends pas ce que je vais dire comme les recommandations désobligeantes d’une personne qui aurait pris de l’âge, deviendrait aigrie et regretterait de ne pas avoir vécu pleinement sa période- ô combien trépidante- rebelle! (parce que non je ne suis pas une vieille personne…loin de là). Je m’adresse surtout à toi qui aime poster tes photos sur les réseaux sociaux, et qui voudrait paraître libérée, ouverte à toute proposition!

Quelle belle chose qu’Internet, elle nous donne accès à la connaissance, nous permet de naviguer vers d’autres horizons et nous fait entrer en contact avec des personnes qu’on n’aura jamais connu sans son aide (même si recevoir des lettres des correspondants du monde entier constituait aussi un plaisir certain). Mais voilà, comme chaque chose, il y a aussi son côté obscur et manifestement, tu ne te rends pas compte que ce côté là est dangereux…et cauchemardesque.

Internet est une boîte aux lettres qui ne rend jamais ce que l’on y poste. Avant de poster une photo, des informations, des commentaires, retourne tes doigts sept fois au-dessus du clavier avant de taper…parce qu’une fois mis sur la Toile, il est difficile voire impossible de retirer ces photos, infos, commentaires. Oui, bien sûr, il y a les fonctions « supprimer » ou « éditer », mais il y a aussi ce que l’on appelle la « capture d’écran », et elle permet de prendre en photo à tout moment, au moment de la publication, tout ce qu’il y a sur un écran d’ordinateur, et donc, même si tu veux retirer une photo compromettante quelques minutes après ou des années plus tard (quand tu auras mari et enfants ou quand tu voudras te refaire une virginité), faire une capture d’écran ne demande pas plus de dix secondes. Pense y la prochaine fois que, poussée par un quelconque sentiment, tu veux mettre sur Internet des photos dénudées avec des poses pas très catholiques ou publier des propositions un peu salées.

Internet est une porte ouverte sur le monde entier: celui des Bisounours comme celui des Méchants. Ne t’imagine pas que la Toile se limite à tes amis, à ta famille ou juste au site que tu fréquentes et sur lequel tu as publié ta photo. Non, elle est tentaculaire et toute personne pouvant avoir une connexion peut accéder à tes photos. Par quel miracle? par celui du « clic-droit-enregistrer sous » pardi! Une photo sur la Toile, quelqu’un de mal intentionné la remarquant et faisant le clic-droit enregistrer sous, et ta photo peut venir alimenter d’autres sites plus « hot », moins intimes avec des audiences carrément plus vicieuses, et qui se trouvent soit de l’autre côté de la planète soit dans la même ville que toi…et cela sans que tu ne le sache.

Internet n’oublie jamais. Il n’est pas très chrétien, et il a une très bonne mémoire. Google le terme « droit à l’oubli » et tu verras que c’est encore assez compliqué en ce moment de faire disparaître ses propres données sur la Toile et que parfois il y a même des sites qui recensent tout ce qui s’y passe ( tu connais Archive.org?).

Chère petite je ne te conseillerais jamais assez d’être prudente sur Internet, surtout si tu fais des activités que tu pourrais regretter plus tard, tu sais, quand tu auras trouvé le mec dit « idéal » qui ne connaît rien de ton passé mais qui un beau jour, te verras au cours de ses pérégrinations, ou juste parce qu’un de ses potes serait tombé sur tes photos de « jeunesse ». Sois prudente sur Internet, mais aussi et surtout, penses-y à plusieurs fois avant d’accepter de faire des séances photos avec des poses dénudées et/ou osées, tu connais revenge porn? non? renseigne-toi…tu es sûre que la personne qui a pris la photo ne sera jamais tentée de la publier? tu es absolument certaine que vous n’aurez jamais de frictions et qu’elle ne reviendra jamais sur sa parole de tenir ces photos secrètes? tu mettras ta main au feu que sa future ou une autre fille poussée par la jalousie, la méchanceté ne va jamais dérober ces photos et les exploiter sans que le photographe ne le sache?

Pour conclure et ne pas m’appesantir, je sais c’est flatteur, c’est étourdissant, c’est rassurant, mais quand tu auras tout montré et tout partagé avec tout le monde, qu’est ce qui te restera, qu’est ce qui lui restera?…et même si tu le fais, méfie toi Internet est un ami qui ne nous veut pas toujours de bien!

« pour vivre heureux…vivons cachés! »

Dictée, scrabble, mots croisés…Dictionnaire

Ce blog a été conçu dans un certain but de partage…et donc, dans la lignée de ces informations qui pourraient vous être utiles un jour, saviez vous que le dictionnaire Larousse est maintenant accessible gratuitement en ligne?

Ok, ça peut paraître vieille école de se réjouir d’une telle nouvelle…mais un bon dictionnaire à portée de main de connexion est toujours utile, ne serait-ce parce que :

1. Les éditions Larousse existent depuis 1852 et continuent d’exister encore, c’est une institution à laquelle j’ai plus confiance qu’en Wikipédia. Oui, je plaide coupable je ne suis pas une Wikifan, juste parce que ce dernier est une encyclopédie dite libre, et donc toute personne peut y mettre un article, sans que l’on puisse vérifier si toutes les affirmations dans cet article sont fausses, vérifiées ou imaginaires. Alors que le Larousse bah…

2. L’achat d’un dictionnaire est quelque part « un investissement » dans les  pays où les livres ne sont pas prioritaires, vu qu’ils sont chers, alors qu’une connexion internet est facilement plus abordable.

3. L’envahissement des langages sms dans le quotidien fait que les fautes d’orthographes pullulent et parfois, on a besoin d’écrire correctement ne serait ce que dans les papiers officiels ou pour une lettre de motivation. Un bon dictionnaire donne toujours la meilleure réponse sur combien de p et l à « appeler » et mourir avec un seul ou deux r?

4. C’est un bon livre que l’on peut consulter à l’infini! (comme la Bible aussi oui!). J’avoue quand j’étais petite et que je m’ennuyais je prenais, avec la peur de le faire tomber et de l’abîmer, le dictionnaire et feuilletait les pages des noms propres pour connaître la biographie d’un pays, d’une personne…et avec la fratrie, on faisait même des parties de Questions pour un champion avec le dico!

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Le Larousse en ligne gratuit inclut

– les dictionnaires français : avec les définitions, les synonymes, les expressions, les homonymes

– un conjugateur (du verbe conjuguer! *rires*)

– les dictionnaires bilingues (français-anglais/ arabe/ chinois/ allemand/ espagnol/ italien)

– l’encyclopédie

– et même le Larousse cuisine (avec des recettes de cuisine!!).

Alors, bonne nouvelle ou pas? 😀

PS: la photo a été prise ici!  

Zen…soyons zen!

Un petit partage en cette fin d’année, et pourquoi pas, pour affronter la nouvelle année d’une manière beaucoup plus…posée?

Vous trouverez ce texte sur Internet comme étant les 18 règles de vie du Dalaï Lama, mais je ne suis pas vraiment sûre que ce soit la référence exacte. D’un côté, on dit mille et une choses sur le Dalaï Lama, et de l’autre côté, on se trompe assez souvent sur les citations sur la Toile. Et donc, dans le doute…

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 » 1. Prenez en compte que le grand amour et les grandes réussites impliquent de grands risques. Le risque est impliqué dans chaque grande occasion de la vie. S’il n’y avait pas de risques, alors tout le monde agirait, ce qui rendrait les gens « ordinaires » et non « grands ». Démarquez-vous des autres comme celui qui peut non seulement prendre des risques, mais qui apprécie de le faire.

2. Lorsque vous échouez, n’échouez pas la leçon. Si vous oubliez ce que vous avez appris à ne pas faire, vous serez condamnés à répéter vos actions. Plus important encore, ne craignez pas l’échec. Car l’échec est le précurseur de la réussite. Rien de grand ne s’est accompli sans échec.

Le but de la vie n’est pas que nous soyons parfaits, mais que nous devenions la meilleure version possible de nous-même. Il est plus important d’être authentique qu’infaillible, et nous gagnons à écouter notre instinct. Les seules vraies erreurs sont celles que nous commettons à répétition. Les autres sont des occasions d’apprentissage.

3. Suivez les trois R :

Respect de soi – La confiance est la clé de la réussite et si une personne ne se respecte pas, vous ne pouvez pas croire en elle. Ainsi, si vous ne vous respectez pas, vous ne pouvez pas réaliser de grandes choses puisque vous ne pouvez respecter les autres.

Respect des autres – Et vous serez respectés en retour. Si vous ne retournez pas le respect des autres, certains présumeront qu’ils ne valent pas la peine d’être respectés, et de ce fait, ils ne se respecteront pas.

Responsabilité pour toutes vos actions – Vous êtes seul responsable de vos sentiments, de vos actions, de votre réussite, etc. Vous contrôlez totalement votre vie, il ne faut pas essayer de blâmer les autres pour ses erreurs et ses malheurs.

4. Rappelez-vous que ne pas obtenir ce que vous voulez est parfois un merveilleux coup de chance. Essayer d’obtenir tout ce que vous désirez ne sera pas nécessairement bon pour vous dans le long terme. Si quelque chose semble ne jamais fonctionner, comme si le destin intervenait, pensez à lâcher prise et revenez y plus tard. L’Univers agit de façon mystérieuse et doit être digne de confiance.

5. Apprenez les règles pour savoir comment les transgresser correctement. Les règles sont faites pour être transgressées. La plupart d’entre elles sont mis en place par les anciens établissements corrompus qui ne cherchent qu’à asservir et maintenir leur propre pouvoir. Quand il s’agit de transgresser les règles, faites-le correctement pour éviter les répressions. Mais par-dessus toutes choses, assurez-vous que vous le faites dans les règles. Si l’autorité n’avait jamais été remise en question, nous serions civilisation stagnante.

6. Ne laissez pas une petite dispute briser une grande amitié. Évidemment, l’amitié est bien plus importante qu’une petite dispute, mais très peu de gens mettent cette règle en pratique. Vous devez également être en mesure de suivre la règle #7 pour pouvoir suivre la règle #6.

7. Lorsque vous réalisez que vous avez commis une erreur, prenez immédiatement des mesures pour la corriger. Et ne laissez pas votre fierté faire obstacle à ces mesures. Pardonnez-vous et prenez-en l’entière responsabilité. Cela en dira long sur votre personne. Ce n’est pas le nombre de nos échecs qui déterminent notre réussite finale, mais notre capacité à en extraire de la sagesse, puis à passer à autre chose avec une énergie nouvelle. Les erreurs sont neutres; nous pouvons en faire ce que nous voulons. Selon notre manière de les percevoir, elles nous accableront ou nous guideront vers le succès.

8. Passez un peu de temps seul chaque jour. Peu importe ce que vous faites, passez au moins 30 minutes de votre journée seul dans un endroit calme. Cela vous donnera au moins une demi-heure pour observer ce qui se passe dans votre vie, de prendre conscience de qui vous êtes et de comprendre ce que vous voulez. Que ce soit à travers la prière, la méditation, le yoga ou le golf, ce rituel est un « must ».

9. Ouvrez vos bras au changement, mais ne laissez pas s’envoler vos valeurs. Le monde est en constante évolution. Si vous n’êtes pas ouvert au changement, alors vous serez malheureux. Vous allez vous-même changer, mais cela ne veut pas dire que vos valeurs doivent changer aussi. Accueillez les nouveaux lieux, les nouveaux visages et les nouveaux amours, mais ne changez jamais ces parties importantes de vous-même, sauf si vous avez de bonnes raisons de penser que vous aviez tort d’y croire.

10. Rappelez-vous que le silence est parfois la meilleure réponse. Le silence conduit à la contemplation détendue au cours de laquelle les émotions ont moins d’influence et où logique peut prendre le relais. Par exemple, si vous vous disputez avec un ami, garder le silence au lieu de riposter en vous emportant est plus efficace et mettra fin à la dispute beaucoup plus rapidement.

11. Vivez votre vie avec honneur. De ce fait, lorsque vous vieillirez et vous regarderez en arrière, vous serez en mesure d’en profiter une seconde fois. Vous allez devoir vivre avec vos actions pour le reste de votre vie, alors pour vous épargner le regret et l’angoisse, vivez votre vie avec honneur à partir de maintenant. Les bonnes choses viennent et les bonnes personnes aussi. Vous ne serez jamais puni pour avoir agi avec intégrité.

12. Une atmosphère d’amour dans votre maison est le fondement de votre vie. C’est la règle où vous avez le moins de contrôle. Comme dans la règle # 3, si vous respectez (aimez) votre famille, ils vous respecteront et vous aimerons en retour. Faites entrer l’amour dans votre maison. Faites briller les murs avec de la tendresse. Cela établira une base solide dans la vie de vos enfants.

13. Lorsque vous êtes en désaccord avec les êtres chers, concentrez-vous uniquement sur le présent. Ne réveillez pas le passé. Le passé est constant, immuable. Réveiller le passé ne peut qu’apporter plus de douleur à la situation. Pardonnez les actions passées et concentrez-vous sur le présent.

14. Partagez vos connaissances. On apprend tellement dans une vie. Partager vos connaissances avec les gens que vous rencontrez, cela ne peut que les aider. Plus important encore, partager vos échecs et vos expériences pour que les autres ne reproduisent pas les mêmes erreurs.

15. Soyez doux avec la terre. La terre est l’endroit où nous vivons. Donc, cela devrait être évident. Blesser la terre c’est se blesser soi-même, l’avenir de vos enfants et de vos proches.

16.  Une fois par an aussi souvent que possible, allez quelque part où vous n’êtes jamais allé auparavant. Découvrez de nouveaux lieux et de nouvelles choses. Vous pourriez vous retrouver avec quelqu’un quelque part qui vous rend plus heureux. La Terre est si vaste avec des endroits uniques et magnifiques, pourquoi ne pas aller explorer un peu ?

17. Rappelez-vous que la meilleure des relations est celle dans laquelle votre amour pour l’autre dépasse vos propres besoins. L’inverse peut être un indice que votre relation doit se terminer. Si vous avez besoin de quelqu’un plus que vous l’aimez, c’est un signe de dépendance, pas d’affection. Trouvez quelqu’un où l’amour est la force dominante et dans laquelle la relation est beaucoup plus épanouissante.

18. Jugez vos réussites d’après ce que vous avez eu à renoncer pour y arriver. Décidez ce que vous voulez. Concevez votre vie idéale et foncez. Ne laissez aucune partie de ce rêve s’échapper, ainsi, vous ne vivrez jamais dans le regret. Tout est bon, car tout est utile –  dans la mesure où vous savez saisir les occasions d’apprentissage qui se présentent à vous. Si vous percevez les expériences difficiles comme de mauvais présages, elles auront un impact négatif. Si vous les voyez comme des occasions de croître, vous saurez les transcender. « 

Le fameux bilan de fin d’année!

Voici arrivée la fin de l’année, et toujours ce fameux bilan…(pourquoi d’ailleurs a t-on besoin de le faire?).

En tout cas, dans cette bulle, c’est un peu la cata! Non pas que je m’imaginais que ça allait être simple et foisonnant d’articles, mais je ne pensais pas en voyant le récapitulatif que ça allait être aussi « désertique ». Mea culpa! 

Je vois à peu près où ça a péché, et reconnais qu’un que plusieurs de mes traits de caractère font que soit l’article est publié très en retard, soit il reste dans un recoin de ma tête, soit il est ébauché sur une feuille volante dans mon pyramide d’affaires.

Ne parlons pas de résolution, mais plutôt d’essai : pour cette nouvelle année, on va essayer de pondre plus régulièrement des articles, qu’ils soient bien ou pas, que l’on soit satisfait ou pas…et on verra bien!

A plus alors! 🙂

A chacun sa manière…

 » Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous mais ce que vous pouvez faire pour votre pays » exhortait John Fitzerald Kennedy lors de son discours d’investiture en janvier 1961.

Il n’est nul besoin ici de refaire un tableau (bien pauvre et monocolore) de la situation à Madagascar : comme on le dit si bien en malgache mampiteny ny moana ( mot-à-mot cette expression veut dire que la situation arrive à faire parler le muet), mais même ceux qui n’aiment pas vraiment parler politique ont fini par sortir un billet là-dessus. Pour résumer l’histoire : le bateau Madagascar coule lentement mais sûrement, après avoir dérivé des décennies durant.

Ce n’est pas la première fois qu’une crise politique touche la Grande Île : il y a eu (19)72, plusieurs évènements à partir de 1975(19)91, 2002, 2009, 2013…Les crises reviennent, se rapprochent et se ressemblent avec juste les acteurs qui changent et les slogans aussi. Il est peut-être (?) temps que les Malgaches se ressaisissent et se demandent ce qui peut être fait pour Madagascar?

– Descendre dans la rue?

Il est difficile de connaître les motivations des uns et des autres voulant occuper la fameuse place du 13 mai de l’Indépendance ou tout autre tany malalaka (Akorondrano…) et réclamer le départ des uns et des autres. Ils peuvent parvenir à leur fin mais le scénario redevient le même à plus ou moins long terme (A est destitué, B prend sa place, x temps se passe, B se fait destituer par A…etc…). D’autant plus difficile pour moi de comprendre la démarche vu que d’une part, aucune personne proche ni de la famille n’a fait la « marche de la liberté » à Iavoloha en août 1991. Et que d’autre part, je n’ai moi même pas participé aux sit-in et autres grèves sur cette place de l’Indépendance notamment pendant les évènements de 2002. Non pas que je ne pouvais pas, je ne voulais pas c’est tout. D’ailleurs à cette époque, à plusieurs reprises, j’ai été prise à partie par la très grande majorité de mes co-promotionnaires. Je vous épargne les moqueries, les ironies suggérant mon appartenance au camp d’en face, celui du raikalahy taloha. Parce que forcément, dans la pensée du plus grand nombre, il n’y avait pas d’alternative possible et si on ne voulait pas aller user son jean là-bas c’est parce qu’on était contre le troupeau!

Changer les choses par la rue, j’ai du mal à adhérer, ça finit mal en général.

– Faire soi-même de la politique pour changer tout cela?

Encore plus difficile. On a tendance, nous les Malgaches à nous moquer gentiment des vazaha et à dire « zany koa ve dia mila hianarana théorie be fa tonga dia hataovy any e! ». L’aspect théorique des choses, on n’aime pas trop, on prétend faire de l’empirisme, et y aller de suite. Ce n’est pas grave si à la base on n’est pas qualifié pour, pourvu qu’on le fasse. Hey bah non! diriger un pays ne s’improvise pas, de même qu’endosser de grandes responsabilités. Ce n’est pas par pure vantardise ou pur élitisme que ces vazaha ont mis en place un certain parcours de formation (et de haut niveau!) pour ceux qui se destinent à gouverner. C’est juste parce que gouverner cela s’apprend. Et diriger un pays, la destinée de ces concitoyens n’est pas un acquis, même si on a eu du succès dans une entreprise florissante ou toute autre activité commerciale. Travailler en vue de satisfaire l’intérêt général n’est pas exactement la même chose que travailler pour les intérêts commerciaux et financiers d’une entreprise. De même, avoir des responsabilités sur l’avenir de millions de personnes ne va pas forcément de soi, malgré toute la célébrité que l’on a, ou toutes les réussites professionnelles dans le privé que l’on engrange.

– Se taire et laisser faire puisque de toute façon c’est cuit?

C’est généralement ce qui est reproché à la majorité qualifiée de « silencieuse » ces derniers temps. Qu’elle subit sans rien dire sans rien faire. Comment reprocher à un grand nombre de ne pas se préoccuper de ces histoires qui leur semble loin de leur préoccupation première: la survie ; si ce n’est la satisfaction des besoins primaires, c’est l’obligation de garder le travail à cause de la première raison. Comment reprocher à une certaine partie de la population de ne penser qu’à faire ce qui améliorerait l’horizon, vu l’impossibilité de planifier l’avenir.

Que faire alors?

– Faire quelque chose à sa portée

Il serait salvateur d’abandonner le messianisme et de croire qu’une personne seule, combien même son pedigree est promoteur, puisse être capable de faire quelque chose pour le pays tout entier. Il est aussi utopique de croire que les choses s’arrangeront d’elles mêmes. Mais vu tout ce qu’il y a à faire, et le travail colossal à réaliser, et si on veut vraiment faire quelque chose, la meilleure façon serait de faire quelque chose à sa portée.  Tout le monde ne peut avoir l’envergure d’un Nelson Mandela, ni d’un Gandhi, ni d’un Abraham Lincoln. Mais, comme nous disent nos chers ancêtres se sont les petites choses mises bout à bout qui peuvent devenir de grandes choses (ny erikerika no mahatondra-drano : ce sont les crachins qui plus tard vont faire déborder les rivières). Il n’est pas besoin d’exiger des uns et des autres qu’ils fassent des miracles, ou de croire que tout sera meilleur du jour au lendemain. Juste demander à ce que chacun, à sa manière, avec honnêteté, dans ce qu’il maîtrise, fasse quelque chose dans le sens de remettre le pays sur les rails. Juste quelques exemples : vous travaillez et avez pouvoir sur la vie des gens? faites, dans les temps, le travail pour lequel vous êtes rémunéré sans demander un petit quelque chose en plus et sans abus de pouvoir. Vous êtes étudiants? le premier devoir serait de réussir ces études réellement, sans tricherie, ni pot de vins. Vous êtes à l’étranger? vous pouvez aider et financer les associations et autres organismes (les sérieux) qui oeuvrent pour faire quelque chose au pays. Ce chanteur a compris et ne s’est pas lancé dans la politique (pas encore?! :p ), mais a fait quelque chose à sa portée : exprimer son ras-le-bol par un rap, un peu comme eux. Ce qui nous a perdu, entre autres raisons, c’est cette difficulté que chacun a de rester dans son domaine. Si l’Armée ne s’est pas mêlée de la politique, si les magistrats se sont contentés de faire et de dire le droit, si les églises s’occupaient un peu plus des âmes et des bonnes conduites de leurs troupeaux, si les entrepreneurs se bornaient à créer des emplois et à fructifier leur capital…peut-être que le pays serait dans une autre situation. Mais…(on pourrait avoir un monde meilleur avec beaucoup de si…mais ce n’est pas la réalité).

Un dernier moyen de faire quelque chose est de rejoindre ceux qui sont animés de cette même volonté. Il y a Wake up Madagascar dont les objectifs sont clairement  : « réveiller le militantisme et l’activisme malgaches / soutenir les valeurs citoyennes et démocratiques / interpeller les décideurs sur leurs devoirs de redevabilité et sur le principe de la refondation de la société malgache ». Ils ne sont affiliés à aucun parti politique, aucun candidat mais sont animés par cette soif de « remettre le citoyen au centre de la vie nationale« , que l’on se sente concerné par ce qui se passe  et que l’on ne regarde pas juste de loin les manoeuvres des « politiques » malgaches, en se disant que cela ne nous concerne pas.

Le passage cité en début est souvent repris et ressorti à toutes les sauces, dans toutes les circonstances. Mais il y en a un autre aussi qui est tout aussi important  » nous n’accomplirons pas tout cela dans les cent premiers jours, ni sous ce gouvernement, ni même peut-être au cours de notre existence sur cette planète. Mais nous pouvons commencer ». Et à l’heure actuelle, pour Madagascar, il serait bon de se souvenir de ce deuxième passage aussi.

Tabataba sy tolona…?! (Eux…nous…)

Dans un calendrier malgache ou imprimé à Madagascar, avec le fameux Fet.Nat. du 26 juin, vous remarquerez que le 29 mars est aussi marqué par la couleur réservée aux jours fériés (il fut un temps où un de nos illuminés président a décidé que ce jour là ne serait plus férié au prétexte que cela faisait partie de l’histoire, et que n’ayant pas encore été né cette année là, il ne trouvait pas nécessaire d’en faire tout un plat!…mais bon, ça n’a duré que quelques années!). C’est une date qui appartient à l’histoire de Madagascar…(et pas encore à l’Histoire ?)

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Le 29 mars 1947 fait partie de cette liste d’événements de notre histoire que l’on apprend en vrac à l’école mais dont on ne connaît pas exactement les détails ni le déroulement exact. L’on retient…plus exactement l’on nous a fait retenir qu’à cette date, les Malgaches se sont soulevés contre les Français pour retrouver l’Indépendance, que ces soulèvements ont été sévèrement réprimés …mais que 13 ans plus tard, le but a été finalement atteint: Madagascar redevient libre et les Malgaches des citoyens à part entière.

Si l’on regarde de plus près néanmoins, des informations essentielles manquent: qui a dirigé ces actes de rébellion? ont ils été mené à terme…d’où la répression? qui y a participé…avec quels moyens?

Sans avoir encore eu le temps de lire et d’approfondir ces questions avec des livres savants et bien étudiés ( Jacques Tronchon, L’insurrection malgache de 1947: essai d’interprétation historique, Ed. Karthala, 1986/ Henry Casseville, L’île ensanglantée: Madagascar 1946-1947, Fasquelle, 1948/ L’insurrection de 1947 et la décolonisation à Madagascar à travers les régions, et « là où il ne s’est rien passé, Ed Tsipika, 2008…), certains bouts d’information, des bribes de vérité peuvent être recueillis soit dans la littérature malgache, avec quelques uns des romans de E.D Andriamalala..ou encore dans ce film Tabataba (l’un des rares films malgaches primés sur la scène internationale dont le Festival de Cannes en 1988…et oui, Malok’ila X n’est pas du tout représentatif du cinéma malgache même s’il en est à son enième saison :p). L’on constatera dans ce film que certes les Malgaches voulaient retrouver l’Indépendance mais tous ne se sont pas battus: certains ont pris les armes et le chemin de la guérilla et d’autres voulaient passer par des moyens moins violents (ou étaient encouragés à persuader les autres de ne pas se battre mais d’opter pour des élections ou de simples demandes comme on demanderait un acte d’état civil). Les armes dont disposaient ces mafana fo étaient en bois et ils croyaient (ou on leur faisait croire) que les balles des vazaha allaient se transformer en eau de par leur protection par des talismans. Ils y sont allés et croyaient fermement que comme pour le débarquement en Normandie les Américains allaient leur venir en aide. La répression ne pouvait être considéré comme le fruit d’une quelconque rébellion qui aurait réussi mais a été faite pour annihiler toute autre velléité et pour étouffer dans l’oeuf tout autre désir de combattre chez les survivants.

Jusqu’à présent, une certaine controverse persiste sur le nombre réel de victimes de la répression après ce soulèvement de 1947. 70 000…80 000…100 000…? Au delà du décompte macabre, il est essentiel de retenir que ces « événements de 47 » ont semé la douleur au sein d’une Nation, la mort parmi le peuple et le déchirement dans les familles…et cela, juste 2 ans après le « plus jamais ça » de la Société des Nations.

Une exposition a tenté de livrer le témoignage de ces bekotro maro olatra (ainsi sont nommés nos vétérans de 1947) et de libérer leurs paroles et un livre en a été tiré: Portraits d’insurgés, Madagascar 1947 , paru en mars 2011.

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Les récits y sont poignants et l’on se rend compte qu’ils ont vécu l’enfer, l’humiliation et l’innommable pour cet idéal d’indépendance. Ils ont combattu au prix de leur vie pour défendre cette soif de liberté.

 » Pendant ces jours, il y avait…quand les autres ne pouvaient plus se retenir et pissaient ou faisaient leurs besoins, et bien ça venait sur nous, ça coulait sur nous, sur nos corps, sur nos visages, ça coulait dans nos bouches, car nous ne pouvions même pas bouger, nous n’étions plus des êtres humains, nous étions souillés, salis…Et pendant ces jours, il n’y avait pas d’eau, nos mains étaiens sales; nos lèvres étaient sales; et ils jetaient la nourriture dans le tas; et la nourriture coulait aussi comme nos merdes et coulait dans nos bouches »*** 

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« Nous étions vomissures et corps morts (…) et je suis tombé parmi les premiers, d’autres corps sont tombés sur moi, d’autres corps de vomissure et de diarrhée, et c’est comme cela que j’ai survécu, respirant le vomi et la merde au lieu du gaz, et cette odeur est l’odeur de ma survie, cette odeur, l’odeur de la merde »***

Dox, un écrivain malgache nous demandait un jour si on allait enjamber les morts…si on allait poursuivre les oeuvres des anciens et perpétuer ceux-ci pour nos descendants…

 » Iza no ho vonjena,vola sa Tanindrazana? Ny tena ity sahirana, ny fiadanana io mitsidika eo am-baravarana; miantso koa anefa ny tanindrazana, ka iza no hovonjena?

Vola sa Tanindrazana? 

Raha hamonjy vola mantsy dia ho afaka amin’ny fahoriana fa ho lasa mpiasam-panjakana ka hahita fiadanana. Raha hamonjy Tanindrazana kosa toa hisedra fahafatesana, toa higadra any am-ponja, toa hiharam-panenjehana. Tsy izaho irery no terak’i Gasikara, koa raha mba mipetraka toy ny hafa aho dia ho tsiniko ve izany? (…) Veloma Ravola! Tanindrazako tsy hamidiko vola! (…) Vokatry ny fanapaha-kevitro dia ireo namako no nisy lasa mpiasam-panjakana fa izaho koa niafara tany an-tranomaizina, nohelohina 15 taona (…). Tsy kivy anefa fa nisikina hibaby ny hazo fijalian’ny Fireneko ka nanandratra ny vetso-po, feno fanakanana. »*** 

Je me demande qui parmi mes semblables, qui de ma génération aura le courage nécessaire  pour prendre le relais et honorer le combat pour Madagascar…

…Je me retourne…qui sera là?

Portraits d'insurgés

***Extraits des témoignages de ces insurgés.