Petite, Internet peut être ton meilleur ami…ou ton pire cauchemar

Très chère petite,

Je t’écris cette lettre pour te mettre en garde contre cette Toile planétaire dont tu ne semble mesurer ni l’ampleur ni le danger. Je ne te fais pas la morale et ne prends pas ce que je vais dire comme les recommandations désobligeantes d’une personne qui aurait pris de l’âge, deviendrait aigrie et regretterait de ne pas avoir vécu pleinement sa période- ô combien trépidante- rebelle! (parce que non je ne suis pas une vieille personne…loin de là). Je m’adresse surtout à toi qui aime poster tes photos sur les réseaux sociaux, et qui voudrait paraître libérée, ouverte à toute proposition!

Quelle belle chose qu’Internet, elle nous donne accès à la connaissance, nous permet de naviguer vers d’autres horizons et nous fait entrer en contact avec des personnes qu’on n’aura jamais connu sans son aide (même si recevoir des lettres des correspondants du monde entier constituait aussi un plaisir certain). Mais voilà, comme chaque chose, il y a aussi son côté obscur et manifestement, tu ne te rends pas compte que ce côté là est dangereux…et cauchemardesque.

Internet est une boîte aux lettres qui ne rend jamais ce que l’on y poste. Avant de poster une photo, des informations, des commentaires, retourne tes doigts sept fois au-dessus du clavier avant de taper…parce qu’une fois mis sur la Toile, il est difficile voire impossible de retirer ces photos, infos, commentaires. Oui, bien sûr, il y a les fonctions « supprimer » ou « éditer », mais il y a aussi ce que l’on appelle la « capture d’écran », et elle permet de prendre en photo à tout moment, au moment de la publication, tout ce qu’il y a sur un écran d’ordinateur, et donc, même si tu veux retirer une photo compromettante quelques minutes après ou des années plus tard (quand tu auras mari et enfants ou quand tu voudras te refaire une virginité), faire une capture d’écran ne demande pas plus de dix secondes. Pense y la prochaine fois que, poussée par un quelconque sentiment, tu veux mettre sur Internet des photos dénudées avec des poses pas très catholiques ou publier des propositions un peu salées.

Internet est une porte ouverte sur le monde entier: celui des Bisounours comme celui des Méchants. Ne t’imagine pas que la Toile se limite à tes amis, à ta famille ou juste au site que tu fréquentes et sur lequel tu as publié ta photo. Non, elle est tentaculaire et toute personne pouvant avoir une connexion peut accéder à tes photos. Par quel miracle? par celui du « clic-droit-enregistrer sous » pardi! Une photo sur la Toile, quelqu’un de mal intentionné la remarquant et faisant le clic-droit enregistrer sous, et ta photo peut venir alimenter d’autres sites plus « hot », moins intimes avec des audiences carrément plus vicieuses, et qui se trouvent soit de l’autre côté de la planète soit dans la même ville que toi…et cela sans que tu ne le sache.

Internet n’oublie jamais. Il n’est pas très chrétien, et il a une très bonne mémoire. Google le terme « droit à l’oubli » et tu verras que c’est encore assez compliqué en ce moment de faire disparaître ses propres données sur la Toile et que parfois il y a même des sites qui recensent tout ce qui s’y passe ( tu connais Archive.org?).

Chère petite je ne te conseillerais jamais assez d’être prudente sur Internet, surtout si tu fais des activités que tu pourrais regretter plus tard, tu sais, quand tu auras trouvé le mec dit « idéal » qui ne connaît rien de ton passé mais qui un beau jour, te verras au cours de ses pérégrinations, ou juste parce qu’un de ses potes serait tombé sur tes photos de « jeunesse ». Sois prudente sur Internet, mais aussi et surtout, penses-y à plusieurs fois avant d’accepter de faire des séances photos avec des poses dénudées et/ou osées, tu connais revenge porn? non? renseigne-toi…tu es sûre que la personne qui a pris la photo ne sera jamais tentée de la publier? tu es absolument certaine que vous n’aurez jamais de frictions et qu’elle ne reviendra jamais sur sa parole de tenir ces photos secrètes? tu mettras ta main au feu que sa future ou une autre fille poussée par la jalousie, la méchanceté ne va jamais dérober ces photos et les exploiter sans que le photographe ne le sache?

Pour conclure et ne pas m’appesantir, je sais c’est flatteur, c’est étourdissant, c’est rassurant, mais quand tu auras tout montré et tout partagé avec tout le monde, qu’est ce qui te restera, qu’est ce qui lui restera?…et même si tu le fais, méfie toi Internet est un ami qui ne nous veut pas toujours de bien!

« pour vivre heureux…vivons cachés! »

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…a voté

La campagne pour les présidentielles françaises est finie, et le résultat connu depuis le soir du 6 mai à 20h (ou à 18h30 pour certains). Le 8 mai, le président fraîchement élu, et celui qui va terminer son mandat le 15 mai sont ensemble pour la commémoration de la fin de la Seconde Guerre Mondiale par la victoire des Alliés sur l’Allemagne Nazie. C’est une image forte, démocratique et incroyable.

La campagne pour les présidentielles américaines est commencée et l’épisode sera clos le 20 ou le 21 janvier par la cérémonie d’investiture de celui qui va gagner ces élections. C’est une cérémonie presque immuable, avec ses codes, sa Bible et son discours d’investiture.

Dans certains pays, les élections n’ont pas les mêmes significations que dans les pays cités ci-dessus. C’est le cas du mien. Au lieu de s’attendre à un renouvellement démocratique du pouvoir, on a toujours peur que ça dégénère, et ça ne manque jamais de le faire. Les résultats sont toujours contestés et soupçonnés d’être entachés de fraudes en tout genre (quand ils ne sont pas auto-proclamés). La passation de pouvoir…ça existe? Tous ces facteurs font que de moins en moins de citoyens croient que les élections peuvent changer quelque chose à leur vie quotidienne, et qu’ils n’attribuent, non sans raison, aucun pouvoir à la chose politique. D’où un désintéressement inquiétant de la population, plus occupée à chercher son pain quotidien qu’à savoir si ces modifications constitutionnelles ou ces élections législatives ou présidentielles vont vraiment contribuer à améliorer leur bien être ou ne font que servir un certain nombre de tenants du pouvoir (et pour certains, depuis l’accession à « l’Indépendance » en 1960).

Les deux images citées plus haut sont à la fois bizarre, et donnent envie. Comment ils font, ces anciens adversaires pour être côte à côte, pour arriver à se contenir sans s’étriper…et accepter l’un comme l’autre, le choix de leurs concitoyens. Comment cela se fait il qu’il n’y en ait pas un qui en appelle à l’Armée ou à toute autre force disposant d’armes pour rester/ accéder au pouvoir? Pourquoi il n’y en a pas un qui rameute la population pour investir une place (de préférence symbolique) et y rester jusqu’à ce que quelque chose se passe? Pourquoi il n’y a pas un camp qui conteste les résultats finaux?

Ca doit être cela la Démocratie. Et malheureusement, mon cher pays n’a jamais encore connu cela…Encore pire, depuis près de 3 ans, il y règne un grand « n’importe quoi »…et bien qu’avant, on considérait que les élections n’allaient rien changer, maintenant, on se rend compte, que non, il ne faut pas nous en priver malgré tout. Et si eux, ceux qui sont se maintiennent au pouvoir (à tout prix) ne peuvent offrir à leurs concitoyens ces chères élections, il ne reste plus à ces derniers qu’à prier, écrire au Père Noël, pour qu’enfin, un jour (lointain?), elles puissent se tenir ces élections et que leurs résultats soient acceptés de tous, reconnus comme non entachés de fraudes…et qu’enfin, on puisse assister à une cérémonie de passation de pouvoir à Madagascar.

Facebook, je ne t’aime plus (trop)…et je ne te quitte pas (pas encore)

Très cher Facebook,

Dans quelques mois, on fêtera nos 5 ans de vie commune et partagée et à l’heure du bilan je dois avouer que je t’aimais bien avant, j’étais même accro, mais voilà, je constate que de plus en plus, je décroche et il m’arrive même de ne plus te visiter. C’est dur je sais, mais c’est comme ça.

Je t’aimais bien avant parce qu’on pouvait garder le contact de manière gratuite et « presque » instantanée avec la famille et les amis de par le monde. J’étais reconnaissante parce qu’on pouvait renouer contact avec certaines personnes perdues de vue pour cause de choix de filière différents ou autre moment de la vie qui font que…Et enfin, j’étais accro parce que la pluralité des gens dans la liste de contacts équivalait aussi à une multitude de goûts, de centres d’intérêt et d’informations pertinentes, insolites ou passées inaperçues et du coup, c’était assez diversifié et intéressant.

Mais tout ça c’est du passé, oubliées les heures d’insomnie passées à naviguer en ton sein, finies les conversations interminables et les échanges sur les posts…parce que le désintéressement et le désenchantement guettent.

En effet, ça devient de plus en plus pénible de te visiter, un réseau social sensé aider à « rester en contact avec les personnes qui comptent ». Tu es devenu un album photo géant, planétaire et instantané . On bénéficie, à la minute près (pour ceux qui ont téléphones connectés à Internet), ou au pire avec 3 à 4 jours de retard, d’un reportage live de chaque moment de la vie de certaines personnes dans la liste de contact (on a fait un pique-nique ou on était à une fête, j’ai préparé ce plat, on a ri, on a joué, on était sur cette voiture, voilà ce qu’on a vu sur le trajet, ahhhh une plaque insolite,ahhh elle était trop drôle cette blague qu’untel a dit à cet endroit…). Facebook, tu es un lieu de partage, oui, on est en contact, oui, mais pitié, cela ne veut pas dire que chaque détail de la vie et des fêtes de mes contacts m’intéresse 😀

Ensuite, tu es devenu comme un genre de défouloir, ou de faire-valoir (cochez la bonne réponse) pour un bon nombre de desperate housewives, de supers mômans ou de fashion victim (même si la plupart sont des victimes de leur fantasme et de leur envie parce que oui, se faire tagguer sur une photo de la dernière paire de chaussures sensées être de luxe ne signifie pas vraiment que …). C’est un peu lourd de voir ces brochettes de femmes se féliciter, se jeter des fleurs et se complimenter sur leurs vies (oh que tu as un mari prévenant, plein d’amours, ohhhhh que vous êtes mignons et que vous êtes beaux et parfaits, ohhhhh tu as de la chance avec ta famille, ohhhhhh que nous sommes fortes d’être mamans, de travailler et de tout faire en même temps). Et quand ce n’est pas toute la meute qui s’envoie des bouquets, c’est la louve solitaire qui, cherchant réconfort ou soutien, écrit invariablement un statut qui ne peut que susciter réaction (ohhh mais c’est un salaud, oh mais tu vas être forte ma chérie, oh, mais pourquoi, toi qui es si gentille et eux si méchants…). Sans parler des « mpaka 19 » professionnels qui savent bien lécher dans le sens du poil, « like » et ont toujours le petit mot pour dire que oui, ils ont bien compris à quel point la personne souffrait, était trop bonne mais se faisait arnaquer. Les gars, ils sont moins dans ce mouvement, ils sont plus dans le « je vais sortir, je vais boire toutes ces bouteilles, ou j’ai bu toutes ces bouteilles…etc… » Ok, la vie est dure mais sérieusement, c’est difficile de croire qu’elle n’est faite que de bons moments ni que de mauvais moments…nous restons en contact, mais certains états d’âme sont aussi faits pour rester dans votre jardin secret, certains pans de la vie ne sont pas destinés à être publiés au vu et au su de tous. Et enfin, préserver sa vie privée, ça signifie quand même quelque chose ou bien il faut s’abonner au star systèm avec les paparazzi et tout, juste pour montrer qu’on est hype, friqué et beau, jeune et joli et en bonne santé…

Et enfin, même au temps de Caramail (un temps que les moins de 25 ans n’ont pas connu), les chaînes de mail prédisant malheur et richesse ont été moins bien traitées que ces mêmes chaînes diaboliques le sont aujourd’hui sur toi, Facebook. Qui n’a pas encore vu le fameux « on connaît, on a tous connu, on va connaître, quelqu’un qui va faire quelque chose, qui est/sera malade…90% n’oseront pas…je sais que très peu le mettront en statut… » . De même, certaines photos issues de sites qu’on ne visitait pas avant parce que glauque, pathétique et pas intéressantes défilent et sont en « highlitht » dans le « feed story » juste parce que une dizaine de personnes dans la liste de contact croient réellement qu’un clic sur la photo d’un enfant malade, battu, affamé va réellement changer quelque chose. Non, les gens, le fait de cliquer sur j’aime, d’avoir pitié et de s’indigner dans les commentaires ne va rien changer du tout (Il y aura toujours une annonce officielle dans ce cas, pas des « j’ai entendu dire que », ou vérifiez au-près de Hoaxbuster qui vérifie les buzz et infos qui circulent sur Internet), mais on sait bien, que toi, Facebook, ne va pas verser un kopek pour l’opération de cette personne combien même la photo a été aimé, partagé mille fois.

Pour finir, je t’adorais Facebook, j’avais l’impression d’être tout près de tous mes amis et de toute ma famille, mais finalement, cet enthousiasme s’est éteint, et le désamour s’installe de plus en plus. Les baobabs (moi-je moi-je), prédicateurs (repentez-vous, oh les vilains pêcheurs, vous allez être punis pour vos péchés)  et autres businessmen (vends truc machin chose, prix en mp) sans parler des passionnés de la photo qui nous demandent toujours des avis sur la-super-photo-que-j’ai-pris-et-que-si-vous-dites-un-truc-qui-ne-me-plaît-pas-j’enlève ont eu raison de ma passion et de mon addiction. Je te visite encore de temps en temps, mais juste le temps de prendre les nouvelles, les vraies…le temps que les adeptes des proverbes de la mort qui tue, des what i think what i do, les « vis ma vie, je suis trop bien et je veux absolument le montrer au monde entier » se lassent et te laissent tomber.

Likement,

Celle que l’on croit toujours être connectée

Ps: oui, je suis peut être cynique et associale au fond 😀

Alors, Valentin ou pas Valentin ?

Ainsi, le 14 est passé…non, il n’est pas ici question de jour J + 14 ( 😀 ) mais du fameux 14 février, tant attendu par les uns (surtout les unes), évité par les autres (surtout les autrs), haï par certains autres (et autrEs)…ou plus rarement, ignoré et passé dans l’indifférence totale par une poignée. Chaque année, c’est la même rengaine, il y a bien 365 jours dans une année, mais s’il est une journée où le même débat et les mêmes arguments ressortent invariablement c’est bien le 14 février.

Les uns arguent que c’est LA journée de l’amour (avec un grand A oupaaa). A l’approche du jour J, ils se considèrent comme d’irréductibles amoureux, qui se sentent d’un coup plein d’amours, de petites attentions et qui se disent (du moins c’est l’impression qu’ils donnent) qu’ils ont de la chance d’être en amour avec quelqu’un (et qui ne se privent pas, sur les réseaux sociaux de clamer urbi orbi ce truc si extraordinaire qu’ils vivent…ceci dit, la personne aurait juste pu dire tout cet amour qui l’étouffe au creux des oreilles de l’autre personne, vu qu’elles sont sensées vivre ensemble je dis ça je dis rien…et je m’égare).

Pour les autres, c’est JUSTE une fête commerciale de plus. Inventée, mise en avant par les chocolatiers, les fleuristes, les restaurateurs…et tout un autre pan de l’économie. Et oui, il faut bien remplir les caisses, les fêtes de fin d’année c’était il y a deux mois (ou presque) et il n’y a pas vraiment de soldes dans l’alimentaire, ni dans les fleurs (:p).

Et enfin, il est rare, mais vraiment rare de voir des gens passer cette journée dans l’indifférence totale.Parce que oui, on peut ne pas être obsédé, stressé, paniqué à l’arrivée du 14, on peut râler, pester, protester contre cet amour devenu mercantile…mais il est rare d’être totalement indifférent ce jour là. Qui n’a jamais affirmé quelques jours avant ou pendant cette journée ne pas fêter la Saint Valentin, et la considérer comme un jour comme un autre. Et donc, être obligé de justifier, de donner une opinion sur cette journée, est ce vraiment de l’indifférence?

Mais ce n’est pas une tare de fêter ou de ne pas fêter la Saint-Valentin, hein…il y en a qui le font, d’autre pas…le tout c’est de savoir bien gérer (la déception s’il n’y a rien qui arrive de l’autre côté, la surprise si le paquet caché a été découvert par mégarde quelques heures auparavant, la joie…heu oui, dans un avenir (proche ou pas) vous allez vous prendre la tête sur un sujet et donc tous ces moments « magiques et amoureux » du 14 ne seront plus que des souvenirs…). Mais je me demande pourquoi tout le monde est unanime pour la fête des mères, par exemple? Pourquoi personne ne dit de cette fête que c’est juste une fête commerciale?

Et ne me posez pas la question…franchement (et désolée pour les concernés… //ha), je n’ai aucun souvenir impérissable, marquant des je ne sais combien 14 février qui sont passés dans ma vie…pour moi, le 14 février c’est jour J-10 (et celui là, il compte vraiment pour moi :wouarf: ) 

Lasa mpaka sary daholo

En voilà un phénomène qui me sidère depuis quelques temps: la multiplication presque miraculeuse du nombre de personnes qui se qualifient elles-même de « photographes-pro » ou « d’artistes » parmi une certaine jeunesse.

Avant de me lancer les objectifs et autres trépieds, je tiens à préciser qu’il ne s’agit ici nullement question de dénigrer ou de critiquer ce brusque élan artistique qui s’est répandu comme une traînée de poudre. Mais juste d’y apporter mon petit grain de pixel dans cet océans de photos, de modèles et de « like ».

Mise sous tension de l’appareil.

Il ne suffit pas d’avoir comme sujet une très très jolie fille avec des habits in, un beau garçon, une voiture ou une moto de la mort qui tue, pour qu’une photo soit bonne. Et a-contrario, les personnes dans la misère, ou un endroit particulièrement effrayant ne suffisent pas pour faire de bons sujets de photo.

Réglages de la vitesse et de l’ouverture.

Bien que cela rende bien sur les écrans (après il faut voir à l’impression si ça rend toujours pareil) et encore,des fois de jolies couleurs et nuances sur un écran A ne le seront pas forcément sur un écran B, les retouches et la post-prod ne suffisent pas à rendre une photo belle et potable, si elle ne l’était pas à la base. A la fin, ces couleurs brillantes et autres artifices photoshop ressemblent à un ravalement de façade sur un immeuble de toute façon mal construit et dont les bases ne sont pas solides…qui n’attendent qu’à s’écrouler.

Mise au point.

Au final, peu importe que la photo ait été prise avec le réflex dernier cri, l’objectif de la mort qui tue, qu’elle ait été retouchée sur CS5 avec un modèle 90-60-90 de 1m70…si elle a été mal cadrée, a coupé la main du modèle avec une poubelle en fond ou un fouillis indescriptible derrière…elle restera une photo pas joliejolie. Malgré les dizaines de « like » et autres compliments et autocongratulations que se font les auto-proclamés « photographes pro », une bonne photo, à la base, est une photo qui respecte au minimum les règles de base.

Quand une photo est diffusée avec la mention « vos critiques s’il vous plaît! qu’est ce que vous en pensez? » il faut s’attendre à entendre ce que les gens pensent vraiment de la photo: des choses pas très agréables comme ils peuvent dire des choses qu’ils pensent que la personne qui a pris la photo attend qu’ils disent, ou pour ménager les susceptibilités, ils peuvent juste dire: wouahhhh! quelle belle photo mais n’en pensent pas moins 😆

Se prétendre artiste et donc pratiquer la photographie en tant qu’art, ça ne se décrète pas (entre potes)…et ce n’est pas un prétexte pour fuir et évacuer les critiques qui peuvent être faites sur vos « oeuvres » …

1…2…3…on fait Cheeeeeeeeeeese

Je ne prétends pas être meilleure photographe…et d’ailleurs, je ne me considère pas comme telle…j’aime juste le monde de la photo, et il m’arrive des fois d’en prendre…mais des fois, c’est juste aberrant de voir les complaisances qui ne font pas honneur aux personnes qui formulent les félicitations et autres flatteries et les satisfactions (injustifiées?) des personnes qui considèrent désormais qu’elles font partie de ce clan des « photographes pro » du milieu.

La parole est maintenant aux vrais photographes 😀

Thanksgiving, la rescapée

Bizarrement  bêtement, la mondialisation aidant, et le copier-coller régnant en maître, on essaie à chaque fois de copier les fêtes et traditions occidentales en général et américaines en particulier. Il n’y a qu’à voir comment Halloween s’est imposé dans le calendrier des festivités commerciales et autres sauteries des jeunes pour s’en rendre compte (alors même que personne n’a jamais été capable de m’expliquer l’esprit même de Halloween). Et pourtant une de ces « coutumes » venant d’Amérique du Nord fait exception, on la voit dans plusieurs films américains, on en entend parler mais pourtant personne ne copie, aucune promotion commerciale n’est prévue (sauf peut être le Black Friday d’AppleStore même en Europe): Thanksgiving day. Cette coutume nord-américaine constitue pourtant l’une qui renferme, à mon humble avis, un sens beaucoup plus important et plus profond que les déguisements d’Halloween ou les coeurs et tout le tralala à la Saint- Valentin. En effet, l’idée générale de Thanksgiving est de remercier et d’être reconnaissant pour toutes les bonnes choses qui sont arrivées pendant l’année, de se retrouver en famille ou si ce n’est pas possible avec des amis, en tout cas, avec des gens que l’on aime autour d’un repas qu’on prépare ensemble (la fameuse dinde et le pumpkin pie). L’absence d’intérêts portés à cette fête vient peut être du fait que les repas de famille et le bilan annuel sont faits, dans les autres parties du Globe, pendant les fêtes de fin d’année, et plus particulièrement lors du réveillon avec les fameuses nouvelles résolutions (qui sont si bien formulées mais rarement exécutées). C’est assez dommage je trouve finalement, pour une fois que la fête à copier comporte des valeurs de partage, de reconnaissance.

Même sans l’énorme repas, je voulais juste m’initier à cette fête et dire que je suis reconnaissante à la Vie pour les milles et une choses qui s’y passent, pour les amis formidables que j’ai et pour la famille adorable qui est la mienne.

Happy Thanksgiving you all!